L’inflation n’a plus exactement le même visage qu’au plus fort de la hausse des prix, mais elle reste un sujet important pour les entreprises françaises. En 2026, l’attention des dirigeants se porte moins sur une hausse généralisée de tous les prix que sur des tensions concentrées sur certains postes essentiels.
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En août, les prix à la consommation en France ont augmenté de 2,4 % sur un an, selon l’Insee, contre 2,1 % en juillet. L’accélération provient principalement de l’énergie. Les prix énergétiques ont progressé de 16,7 % sur un an, tandis que les prix des services ont augmenté de 1,9 % et ceux de l’alimentation de 1,1 %.
Pour un chef d’entreprise, ces chiffres ont des conséquences très différentes selon son activité.
Une société de transport est directement sensible au carburant. Une boulangerie surveille simultanément l’énergie et le prix de ses matières premières. Une entreprise de services est davantage exposée aux salaires, aux loyers et aux coûts informatiques.
Les dernières enquêtes de la Banque de France montrent que les matières premières restent sous tension. Dans l’industrie et le bâtiment, les prix de vente continuent cependant de ralentir sous l’effet d’une concurrence importante. Dans les services, ils augmentaient légèrement plus rapidement au début de septembre, notamment dans le transport et l’entreposage, parallèlement à la hausse du carburant.
Cette situation crée un dilemme bien connu des dirigeants : jusqu’où répercuter les coûts ?
Augmenter les prix permet de préserver les marges, mais peut provoquer une baisse de la demande lorsque les clients surveillent eux-mêmes leurs dépenses. Ne rien changer protège temporairement les ventes, mais peut fragiliser la rentabilité.
