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Jules Bernard

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Il y a un an, la société financière LSK déposait le bilan après avoir été condamnée à rembourser un de ses créanciers. Une plainte a été engagée en France par un investisseur ayant souscrit des actions quelques jours avant le naufrage. Il met en cause la responsabilité de Thierry Leyne, mais aussi de DSK.

Dominique Strauss-Kahn, l’ancien directeur général du FMI, est de retour sur la scène médiatique. Si l’homme a survécu jusqu’à présent à ses ennuis judiciaires, ceux-ci se prolongent dans le dossier de la société financière LSK, dont il était le président. À Paris, une plainte pénale est pendante devant le Parquet. À Luxembourg, les lignes pourraient bouger dans le courant de l’automne, avec une nouvelle assignation pour faute de gestion, qui s’ajoute à une première procédure pour… absence de gestion dans le chef des dirigeants de LSK. À notre connaissance, il n’y a pas (encore) eu de plainte pénale au Grand-Duché.

DSK livre des avis sur tout ou presque : la Grèce, la politique du gouvernement de Manuel Valls, dont il aurait dit dans un forum avec des blogueurs début septembre qu’il « navigue à vue », le parti socialiste, décrit comme « un astre mort », ou le couple franco-allemand, jugé « trop faible ». Il est plus silencieux sur son aventure luxembourgeoise avec Leyne Strauss-Kahn (LSK), liquidée il y a un an avec un passif atteignant les 100 millions d’euros. La liste des créanciers, que Paperjam a pu consulter, est impressionnante et met en exergue beaucoup de « petits » investisseurs, en France, en Belgique et principalement en Israël. Certains ont fait appel à un avocat pour effectuer leurs déclarations de créances, ce qui laisse supposer leurs intentions d’aller plus loin dans la procédure s’ils ne devaient pas recouvrer leurs fonds.

En attendant, c’est au niveau du procureur de la République à Paris que l’attention se concentre. On attend en effet de connaître le sort que le Parquet va réserver à la plainte pour escroquerie et abus de biens sociaux que l’homme d’affaires français Jean-François Ott (il a fait fortune dans l’immobilier avec sa société Orco Property, basée initialement au Luxembourg) et sa société chypriote Roxannia Enterprises Company Ltd ont engagée fin juin 2015 à l’encontre des anciens dirigeants de LSK. Quatre dirigeants sont visés dans la plainte (qui cite d’ailleurs des articles de Paperjam.lu sur l’affaire) : DSK, qui fut le président du conseil d’administration de LSK et en démissionna quelques jours avant le suicide du fondateur Thierry Leyne, Michel Jollant, qui lui succéda et eut la direction opérationnelle du groupe au Luxembourg, Philippe Hervé, associé historique de Leyne, et Céline Moulineau, qui fut jusqu’à la fin l’assistante de Thierry Leyne.

 

Valorisation de départ à 50,24 millions

Jean-François Ott a investi en juillet 2014 à un prix très largement surestimé un montant de 500.000 euros dans une augmentation de capital de LSK, alors que le groupe était déjà au bord du gouffre. Sa plainte détaille la chronologie d’un naufrage financier lorsque Thierry Leyne et DSK s’associent en 2013 et que LSK, présentée comme une banque d’affaires en devenir, fait son entrée à la Bourse de Paris avec une valorisation de 50,24 millions d’euros.

Lorsqu’il rentre dans le capital de la société luxembourgeoise (il détenait 20,23% du capital et Leyne 30,23%), l’ancien directeur du FMI souscrit par l’intermédiaire de sa société au Maroc, Parnasse International, 412.000 actions au prix de 0,25 euro l’action pour un montant de 103.000 euros. « Le prix très réduit de souscription valorisait LSK à environ 2 millions d’euros seulement, une décote incroyable de 25 fois par rapport à la cotation boursière et un discount gigantesque par rapport à l’actif net reporté fin 2012 », signale l’avocat de Ott, Me Mathieu Croizet.

Lorsque les discussions s’ouvrent entre DSK, Leyne et Ott, la société LSK remet à ce dernier plusieurs documents qui mentiront sur son bulletin de santé. L’un d’eux valorise la société luxembourgeoise à 32,5 millions d’euros, alors que techniquement, elle était déjà en état de cessation de paiement. Rien pourtant ne mentionne les réserves du réviseur Ernst & Young le 2 octobre 2013, ni sa démission le 13 décembre suivant. Ce n’est d’ailleurs qu’en juillet 2014 que le réviseur sera officiellement remplacé.

La plainte du 29 juin évoque des « évaluations complètement surévaluées d’un certain nombre de participations » et signale que ces évaluations n’auraient jamais « pu/dû être validées par un commissaire aux comptes et/ou un réviseur ». Les participations auraient dû être évaluées dans une hypothèse de liquidation et non, comme cela fut fait, sous l’option de la continuité d’exploitation, poursuit l’avocat.

Le business plan de LSK (non consolidé) pour 2013, 2014 et suivantes, qui fut présenté à l’investisseur, se révéla tout aussi trompeur. Le document date du 3 juin 2014 et fut établi par Michel Jollant, le directeur général. Preuve pour le plaignant qu’on ne peut pas imputer la tromperie sur les chiffres de LSK « au seul feu Thierry Leyne ».

Un document intéressant capitalise l’implication de DSK dans la société financière en termes de plus-value (5,7 millions d’euros pour 2014) : « Il paraît approprié de refléter la valeur présente de cette implication future. Afin de refléter ceci, la valeur des bénéfices nets des conseils économiques et de la gestion du fonds d’investissement pour la prochaine année a été capitalisée. » Sur la base d’une documentation « truquée » et « mensongère », Jean-François Ott souscrit 500.000 euros pour un prix de 5,70 euros l’action. Dans un mail du 16 juillet 2014 à son « cher Jeff » (diminutif du prénom de Jean-François Ott), Thierry Leyne lui indique qu’il bénéficie d’une option de vente sur ses titres LSK achetés à 5,70 euros l’unité au prix d’exercice de 7 euros à la fin octobre 2014. C’est le moment que le fondateur de la société luxembourgeoise choisira pour se défenestrer d’une tour de Tel-Aviv. Il avait tant promis !

 

Prix surestimé

Difficile dans ces circonstances de plaider l’ignorance, comme les dirigeants de LSK l’ont fait après la mort le 23 octobre 2014 de Thierry Leyne, en lui attribuant la responsabilité des engagements excessifs du groupe et en feignant de découvrir l’ampleur de l’endettement. « Les administrateurs et notamment Jollant, Strauss-Kahn et Leyne (…), note l’avocat Croizet, ont validé cet investissement qui confinait à l’escroquerie puisque réalisé à un prix complètement surestimé eu égard, premièrement, aux réserves du réviseur sur la véracité des comptes (…) et, deuxièmement, au prix auquel monsieur Strauss-Kahn avait lui-même récemment investi dans la société. »

Quelques jours après la mort de son associé et sa démission de la présidence du conseil d’administration de LSK, qui l’avait précédée, DSK assurait n’avoir découvert les difficultés financières que tardivement et avoir pris dès lors « ses distances » avec Leyne. La plainte de Ott balaie les arguments de l’ex-patron du FMI auquel il reproche de ne jamais avoir émis « le moindre commentaire » sur les difficultés du groupe financier et cautionné ainsi « par son silence, les agissements du groupe ». Le 1er octobre 2014, Roxannia reçoit livraison de ses titres LSK. Un mois plus tard, la société dépose le bilan. Sa faillite fut prononcée le 7 novembre par le Tribunal de Luxembourg siégeant en matière commerciale. La date de cessation de paiement est fixée au 7 mai 2014, six mois en arrière, comme le veut la législation, alors que le business plan qui présentait élogieusement la société luxembourgeoise avait été confectionné le 3 juin 2014. Les vrais chiffres tombent alors : une perte de 17 millions d’euros en 2013 et un passif avoisinant les 100 millions d’euros.

Pour l’homme d’affaires français, il est « manifeste » que Leyne, Jollant, DSK et Moulineau du groupe LSK ont participé « directement ou indirectement à une fraude de grande ampleur » et que leurs agissements sont « incontestablement équipollents à des manœuvres frauduleuses ».

Ott, à travers sa société Roxannia, étant devenu actionnaire de LSK, n’a pas pu introduire de déclaration de créances dans le cadre des faillites des différentes entités du groupe. Il a fait le choix de la juridiction française, plutôt qu’une saisie des juges luxembourgeois, en raison de la résidence des anciens dirigeants en France.

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Élise Lucet et son équipe ont enquêté sur le géant de la cosmétique L’Oréal, dans un nouveau numéro de “Cash Investigation” diffusé ce mardi soir sur France 2.

« Parce que je le vaux bien », un slogan connu de tous, martelé dans les spots publicitaires en France et à travers le monde, symbole de la force de frappe et de l’envergure de l’empire L’Oréal. Avec sept milliards de produits vendus chaque année à l’échelle internationale et 44 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025, le groupe est de loin le numéro un mondial de l’industrie cosmétique. Le dernier numéro de l’émission “Cash Investigation”, diffusé ce mardi soir sur France 2, plonge dans les coulisses du mastodonte qui a successivement placé son fondateur, Eugène Schueller, sa fille, Liliane Bettencourt, puis sa petite-fille, Françoise Bettencourt Meyers, parmi les personnes les plus riches de la planète.

Au départ de sa réussite industrielle, Eugène Schueller, jeune chimiste d’origine alsacienne, avait choisi d’appeler sa petite entreprise la Société française des teintures inoffensives pour cheveux, en référence à une teinture capillaire sans danger qu’il avait contribué à mettre au point, contrairement à celles commercialisées à l’époque souvent à base d’eau oxygénée. Pourtant, plus d’un siècle plus tard, Élise Lucet et son équipe affirment avoir retrouvé la trace de composants chimiques potentiellement dangereux dans de nombreux produits de coloration de L’Oréal, qui pèsent à eux seuls 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Crèmes anti-âge : un test peu concluant

Quant aux crèmes, sérums et autres ampoules de la gamme phare Revitalift, voilà trois décennies que L’Oréal promet sinon le rajeunissement, au moins un effet anti-âge. “Cash Investigation” a testé leur efficacité et surtout la réalité des promesses de réduction de rides, dans un laboratoire espagnol, seul à avoir accepté la démarche de l’émission. Un test qui ne s’est pas avéré concluant avec même l’apparition de boutons, confirmant les observations d’une dermatologue, qui ne trouve aucune des innovations promues par L’Oréal.

Si les dirigeants du groupe n’ont pas directement répondu aux journalistes de “Cash Investigation”, ils se sont toutefois défendus par écrit, notamment concernant les promesses de rajeunissement de 30 % indiquées sur certains produits. « Il s’agit du pourcentage d’amélioration mesuré spécifiquement sur les rides, sur la zone du contour de l’œil. Il s’agit d’un score global qui prend en compte plusieurs paramètres », disent-ils sans plus de précisions.

Quatre millions de ces produits ont été vendus en France, rien qu’en 2025. Grâce notamment aux réseaux sociaux, L’Oréal parvient aujourd’hui à flécher la gamme, initialement destinée aux peaux matures, vers des consommateurs de plus en plus jeunes. Avant les influenceurs, L’Oréal a depuis longtemps eu recours aux publicités et à des égéries stars pour faire la promotion de ses produits. De l’actrice Eva Longoria, aux mannequins Kendall Jenner et Heidi Klum, en passant par le pilote de Formule 1 Carlos Sainz Jr.

Des testeurs faussement anonymes

Le groupe a également fait appel à des dizaines de testeurs supposés anonymes pour vanter les effets de ses produits. Or, “Cash Investigation” révèle que ces anonymes sont en réalité des acteurs et mannequins professionnels, à l’image de Cathy Andrieu, connue pour son rôle dans la sitcom Hélène et les garçons. “Cash Investigation” se penche par ailleurs sur les obligations que ces égéries doivent respecter et sur les rémunérations touchées pour valoriser la marque. Le groupe L’Oréal a confirmé auprès de “Cash Investigation” que les testeurs sont bel et bien des personnes rémunérées. « Nous vous confirmons que ces shootings ont toujours lieu en présence d’un huissier », répond encore L’Oréal quant aux éventuelles requêtes faites aux mannequins avant les tournages.

Enfin, l’émission révèle les pratiques managériales en vigueur au sein du groupe, pas vraiment en concordance avec les valeurs familiales prônées par L’Oréal pour ses quelque 90 000 employés.

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L’ancien patron du FMI a été convoqué à la fin de l’été par les enquêteurs spécialisés de Bercy et placé en garde à vue pour s’expliquer sur sa domiciliation fiscale au Maroc.

Dominique Strauss-Kahn est au cœur d’une enquête ouverte par le Parquet national financier pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée », a appris franceinfo de source judiciaire mercredi 14 décembre, confirmant une information du Monde(Nouvelle fenêtre). Cela fait suite aux révélations de ce qu’on a appelé « les Pandora Papers », cette fuite de millions de documents(Nouvelle fenêtre) faisant état de fraude fiscale à grande échelle.

L’ex-patron du Fonds monétaire international(Nouvelle fenêtre) (FMI) a été entendu dans la plus grande discrétion à la fin de l’été, selon cette même source. Dominique Strauss-Kahn, 73 ans, a été convoqué par les enquêteurs spécialisés de Bercy et placé en garde à vue. Il a dû s’expliquer sur la réalité de sa domiciliation fiscale au Maroc, où il avait établi le siège de sa société de conseil « Parnasse international » en 2013.(Nouvelle fenêtre)

Les documents des Pandora Papers, que la Cellule investigation de Radio France a pu consulter, montraient que Dominique Strauss-Kahn avait pu bénéficier d’une exonération fiscale pendant cinq ans, soit sur 21 millions d’euros.

Son avocat Jean Veil explique que l’ex-ministre socialiste est bien résident fiscal marocain, qu’il passe moins de six mois par an à Paris et que son travail est au Maroc. Il ne fraude donc pas le fisc français et a pu le prouver aux enquêteurs, résume en substance Jean Veil. Il y a un an, Dominique Strauss-Kahn s’était justifié sur Twitter où il expliquait payer ses impôts au Maroc(Nouvelle fenêtre). Pour son avocat, le dossier est clos.

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Après un Complément d’enquête à charge contre CNews, France 2 dévoilait ce jeudi 4 décembre un nouveau Cash Investigation. Cette fois, l’émission d’Élise Lucet s’est attaquée à Bernard Arnault et au groupe LVMH, revenant notamment la stratégie du milliardaire. Mais ce numéro est loin d’avoir convaincu tout le monde.

À commencer par Alain Weill. Le propriétaire du journal L’Express, également fondateur de BFMTV, a dénoncé sur X « une dérive inquiétante du service public » : « Le reportage de Cash Investigation sur Bernard Arnault est totalement à charge : fiscalité, stratégie, social… tout est noir. » L’homme d’affaires estime que « l’honnêteté » de LVMH est mise en cause « sans preuves, en jouant sur l’humour pour masquer le biais ».

« Élise Lucet adore les combats sans risque »

Sarah Knafo a elle aussi fustigé la chaîne du service public et Élise Lucet, « militante payée 25 000 euros par mois grâce à nos impôts » : « Sur qui porte la hargne de l’audiovisuel public aujourd’hui ? Sans surprise, sur Bernard Arnault ! Car Madame Élise Lucet adore les combats sans risque : les grands patrons, les riches, les entreprises, Trump, le Pape, les catholiques… Avec ça, elle ne risque pas de déplaire à France Télévisions, ni de se retrouver sous protection policière. »

L’eurodéputée Reconquête s’interroge : « Où sont les reportages d’Élise Lucet sur la fraude sociale ou les gabegies de l’État ? » Ou encore : « Où est son reportage sur les subventions aux énergies renouvelables et sur les fortunes que certains ont bâties à coups de subventions publiques ? »

« Cash Investigation, c’est totalement bidon », a de son côté taclé Philippe de Villiers au micro de CNews. « Le principe, c’est le lynchage de tous ce qui marche, de tout ce qui réussit », a ajouté l’ex-ministre, citant ainsi les numéros de Complément d’enquête sur le Puy du Fou et sur CNews. Avant de rappeler que Bernard Arnault est « le premier contributeur de France sur le plan fiscal », et qu’il a « créé des milliers d’emplois ».

Le maire LR de Cannes, David Lisnard, a lui aussi déploré les biais de l’émission de France Télévisions, saluant les prouesses de Bernard Arnault en France : « Bravo Bernard Arnault et LVMH de contribuer ainsi à la prospérité de notre pays (de générer tant d’emplois, de richesses et de rentrées fiscales pour les services publics), et merci cash investigation pour le super tuyau ! Vive la France qui gagne ! »

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Deux ans après les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, le sport français est entré dans une phase différente. Les grandes cérémonies, les compétitions organisées au cœur de Paris et l’effervescence de l’été 2024 appartiennent désormais au passé. En 2026, la question est plus concrète : l’enthousiasme suscité par les Jeux a-t-il réellement modifié les habitudes sportives des Français, et comment maintenir cette dynamique lorsque l’événement lui-même n’occupe plus quotidiennement l’espace médiatique ?

Les données disponibles montrent que la pratique sportive reste élevée. Le Baromètre national des pratiques sportives publié en janvier 2026 indique que 61 % des personnes âgées de 15 ans ou plus pratiquaient régulièrement une activité sportive en 2025, c’est-à-dire au moins une fois par semaine en moyenne. Ce niveau est supérieur de deux points à celui observé en 2023, avant les Jeux, et de sept points à celui enregistré en 2018. Si l’on inclut les pratiques occasionnelles, 72 % des personnes interrogées déclaraient avoir pratiqué une activité physique ou sportive au cours des douze mois précédents.

Ces chiffres ne permettent pas d’attribuer chaque nouvelle pratique aux Jeux de Paris 2024. Les habitudes évoluent depuis plusieurs années sous l’effet de nombreux facteurs : développement de la marche et de la course, pratique à domicile, préoccupations liées à la santé ou multiplication des équipements de proximité. Ils montrent néanmoins que la hausse observée autour de la période olympique ne s’est pas immédiatement inversée une fois les compétitions terminées.

Les manières de faire du sport évoluent également. La marche et la course à pied occupent une place importante dans les pratiques actuelles, tout comme les activités réalisables de manière autonome. Cette évolution correspond à une recherche de flexibilité : beaucoup de personnes souhaitent pouvoir bouger sans nécessairement dépendre d’un entraînement organisé à heure fixe. La santé reste par ailleurs l’une des principales motivations déclarées pour pratiquer une activité sportive.

Le défi de 2026 consiste donc moins à convaincre tout le monde de rejoindre une fédération qu’à faciliter des formes de pratique très différentes. Une personne peut fréquenter un club, courir seule, marcher plusieurs fois par semaine ou suivre des séances à domicile. Le modèle sportif français doit désormais composer avec cette diversité. Le même baromètre montre d’ailleurs que la pratique en club associatif représente environ 20 % des pratiquants et qu’elle est en retrait par rapport à 2018.

C’est dans ce contexte qu’a été lancée en septembre 2026 la première édition de « Septembre Bouge ». Pendant un mois, cette opération nationale cherche à remettre l’activité physique au cœur du quotidien. Elle comprend notamment une tournée dans 18 villes, des villages sport-santé gratuits, des démonstrations, des initiations et des événements proposés par des associations, des collectivités et d’autres acteurs locaux.

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Le 14 septembre 2026, la France a organisé la deuxième édition de la Fête du Sport. Clubs, associations, collectivités, établissements scolaires, entreprises et acteurs du mouvement sportif ont proposé des initiations et des démonstrations dans de nombreux territoires. Près de 1 200 rendez-vous étaient annoncés pour cette journée, avec notamment des événements importants à Marseille et à Paris. Cette manifestation s’inscrit désormais dans un programme plus large dont l’objectif dépasse la célébration ponctuelle du sport.

En 2026, la Fête du Sport est devenue le principal temps fort de Septembre Bouge, une opération organisée du 1er au 30 septembre. Cette première édition du mois national de l’activité physique et sportive a été conçue dans le prolongement des Jeux de Paris 2024 et de la Grande Cause nationale consacrée à l’activité physique en 2024. L’objectif affiché est de faire davantage de place au mouvement dans la vie quotidienne, indépendamment de l’âge ou du niveau sportif.

Le choix du mois de septembre n’est pas anodin. La rentrée est traditionnellement la période où les clubs ouvrent leurs inscriptions et où de nombreuses personnes choisissent une nouvelle activité. Organiser des initiations gratuites à ce moment permet aux visiteurs de tester une discipline avant de s’engager pour une saison complète. Cette découverte peut concerner des sports connus mais aussi des pratiques que le public rencontre rarement dans son environnement habituel.

La Fête du Sport cherche également à réduire l’image d’un sport réservé aux personnes déjà entraînées. Les événements référencés dans Septembre Bouge doivent être accessibles et inclusifs, notamment pour les personnes en situation de handicap. Le principe consiste donc à créer une première expérience sans exiger une condition physique particulière ou une maîtrise préalable de la discipline.

Cette approche répond à un enjeu plus large de santé publique. Les pouvoirs publics insistent sur les conséquences de l’inactivité physique et de la sédentarité et souhaitent encourager des habitudes plus régulières. L’objectif n’est pas uniquement d’augmenter le nombre de licenciés dans les fédérations, mais aussi de rappeler qu’une activité physique peut prendre plusieurs formes : marcher, pédaler, pratiquer un sport collectif, faire des exercices adaptés ou simplement bouger davantage pendant la journée.

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Pratiquer une activité physique ne signifie pas nécessairement rejoindre une salle de sport ou disposer d’un équipement spécialisé. Parcs urbains, pistes cyclables, chemins de randonnée, espaces aménagés et rues calmes offrent de nombreuses possibilités pour bouger à l’extérieur. Cette accessibilité constitue un enjeu important au moment où les politiques de sport-santé cherchent à réduire la sédentarité et à faire davantage de place au mouvement dans la vie quotidienne. En septembre 2026, la campagne nationale Septembre Bouge a précisément été conçue autour de cet objectif.

La marche active est probablement l’activité la plus simple à intégrer. Elle ne nécessite aucun apprentissage particulier et peut se confondre avec un déplacement quotidien. Marcher jusqu’à une gare, effectuer une partie d’un trajet à pied ou prévoir une boucle de trente minutes après le travail transforme un comportement ordinaire en activité régulière. Le rythme peut ensuite être augmenté progressivement sans changer de matériel ni de parcours.

La randonnée constitue une deuxième possibilité lorsqu’un parc naturel, une forêt ou des sentiers balisés sont accessibles. Elle permet généralement de prolonger l’effort sans rechercher une intensité très élevée. Les parcours peuvent être choisis en fonction de la distance et du dénivelé, ce qui rend l’activité adaptable à différents niveaux. La préparation reste néanmoins importante : météo, quantité d’eau, chaussures et difficulté du terrain doivent être vérifiées avant une sortie longue.

Le vélo représente une troisième option, à la fois sportive et utilitaire. Sur un parcours sécurisé, il peut remplacer certains déplacements motorisés tout en augmentant le niveau d’activité quotidien. Les pistes cyclables et voies vertes facilitent aussi les sorties de loisir. Pour un débutant, il n’est pas nécessaire de viser immédiatement des dizaines de kilomètres : une boucle courte et régulière permet déjà de reprendre progressivement l’habitude de pédaler.

Une quatrième catégorie regroupe les exercices réalisés dans les parcs ou sur les équipements en accès libre. De nombreuses communes ont installé des barres, agrès, parcours de santé ou espaces permettant d’effectuer des exercices simples. Squats, fentes, mouvements de mobilité ou exercices utilisant le poids du corps peuvent également être pratiqués sans équipement. L’important est d’adapter l’intensité à son niveau plutôt que de reproduire immédiatement des séances destinées à des sportifs expérimentés.

Enfin, les sports de raquette ou de ballon pratiqués de manière informelle offrent une autre façon de bouger. Une partie de badminton dans un parc, quelques échanges avec un ballon ou une séance sur un terrain multisport peuvent constituer une activité physique réelle sans prendre la forme d’un entraînement traditionnel. Cette dimension ludique est particulièrement utile pour les personnes peu attirées par les exercices répétitifs.

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Il suffit d’observer un parc urbain ou les quais d’une grande ville en début de soirée pour constater la place prise par la course à pied. Certains coureurs préparent un marathon, mais beaucoup n’ont aucune intention de participer à une compétition. Ils courent vingt ou quarante minutes avant le travail, pendant une pause ou le week-end, simplement pour bouger. Cette liberté d’organisation explique une grande partie de l’attrait du running auprès des pratiquants amateurs.

Contrairement à de nombreuses disciplines, la course à pied demande peu d’organisation au départ. Il n’est pas nécessaire de réserver un terrain, de constituer une équipe ou de respecter les horaires d’un club. Une tenue adaptée et une paire de chaussures suffisantes permettent de commencer depuis son domicile. Pour les personnes dont l’emploi du temps varie beaucoup, cette souplesse facilite la pratique régulière.

Le running permet également d’ajuster très facilement l’effort. Deux personnes peuvent effectuer le même parcours avec des objectifs complètement différents. L’une alternera marche et course pendant vingt minutes, tandis que l’autre maintiendra une allure plus rapide pendant une heure. Cette capacité à adapter distance, rythme et fréquence évite d’imposer un modèle unique à tous les pratiquants.

Le développement des applications et montres connectées a transformé l’expérience. Distance, allure moyenne, fréquence des sorties et dénivelé sont désormais accessibles en quelques secondes. Ces outils peuvent aider à constater une progression ou à découvrir de nouveaux itinéraires. Ils peuvent cependant également créer une pression inutile lorsque chaque sortie devient un test de performance. Il n’est pas indispensable d’améliorer son temps à chaque entraînement pour que la séance ait un intérêt.

Pour les débutants, l’erreur fréquente consiste justement à vouloir aller trop vite. Le système cardiovasculaire peut parfois s’adapter à l’effort plus rapidement que les muscles, tendons et articulations. Une personne motivée peut donc augmenter brutalement les distances parce qu’elle se sent capable de respirer correctement, alors que son appareil locomoteur n’est pas encore habitué à cette charge. Une progression graduelle et des jours de récupération limitent ce type de difficulté.

Alterner marche et course représente une manière simple de débuter. Cette méthode permet de gérer l’essoufflement tout en augmentant progressivement la durée totale d’activité. Après plusieurs semaines, les périodes courues peuvent être allongées à mesure que le corps s’adapte. Il n’existe pas une vitesse minimale en dessous de laquelle une sortie cesserait d’être une véritable séance de running.

La surface et le parcours peuvent aussi modifier considérablement l’expérience. Courir sur un chemin forestier n’impose pas exactement les mêmes contraintes qu’un parcours urbain sur bitume. Les montées augmentent l’intensité, tandis que les descentes sollicitent davantage certains muscles. Changer de parcours peut donc éviter la monotonie, mais une transition progressive reste utile lorsque l’on passe à un terrain auquel on n’est pas habitué.

La dimension sociale n’a pas disparu malgré le caractère individuel de la pratique. Dans de nombreuses villes, des groupes informels organisent des sorties collectives sans nécessairement rechercher un classement. Certains magasins, associations ou communautés locales proposent également des séances ouvertes à plusieurs niveaux. Le pratiquant conserve ainsi la liberté propre à la course tout en pouvant retrouver régulièrement d’autres personnes.

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Dans une grande partie de la France, la pratique sportive commence moins dans les grands stades que dans les gymnases municipaux, les terrains de quartier et les petites salles associatives. Football, judo, handball, tennis, gymnastique, athlétisme ou natation : derrière ces disciplines se trouvent des milliers de structures locales qui organisent les entraînements, accueillent les débutants et permettent aux enfants comme aux adultes de pratiquer régulièrement. Malgré le développement des salles privées, des applications et des activités individuelles, le club sportif conserve donc une fonction particulière.

Les chiffres récents montrent que le sport fédéral reste très présent. Selon le ministère des Sports, 17,2 millions de licences ont été délivrées en France en 2024, soit une hausse de 3,8 % par rapport à 2023. Ce chiffre ne correspond pas exactement au nombre de personnes pratiquant une activité sportive, puisqu’un même individu peut détenir plusieurs licences, mais il donne une indication de l’importance du réseau fédéral et associatif dans le pays.

La première force d’un club est l’encadrement. Commencer seul une discipline peut être difficile lorsque l’on ne connaît ni les règles, ni les gestes techniques, ni la manière de progresser. Dans une association sportive, les séances suivent généralement une organisation définie et sont adaptées à différents niveaux. Pour les enfants, cette structure joue un rôle encore plus important : elle permet de découvrir progressivement une activité sans être immédiatement placé dans une logique de performance.

L’intérêt du club ne se limite pas à l’apprentissage technique. La régularité des entraînements crée un rendez-vous fixe dans la semaine. Là où une activité individuelle peut facilement être repoussée en raison du travail, de la météo ou d’un manque de motivation, une séance prévue avec une équipe ou un groupe favorise une certaine continuité. Pour beaucoup de pratiquants, cette dimension collective constitue l’une des principales raisons de rester actif pendant plusieurs années.

Les associations jouent aussi un rôle social. Elles réunissent des personnes qui n’auraient pas nécessairement l’occasion de se rencontrer dans un autre contexte. Les parents se retrouvent autour des compétitions des enfants, les adultes créent des liens au fil des entraînements et les bénévoles participent à l’organisation des événements. Dans certaines petites communes, le club sportif fait partie des rares structures capables de réunir régulièrement plusieurs générations.

Ce fonctionnement repose en grande partie sur le bénévolat. Entraîneurs, dirigeants, arbitres, responsables administratifs et parents consacrent du temps à l’organisation des séances et des compétitions. Sans cet engagement, une grande partie du sport amateur ne pourrait pas fonctionner de la même manière. Cette dépendance représente également une fragilité : trouver de nouveaux bénévoles et renouveler les équipes dirigeantes constitue un enjeu récurrent pour de nombreuses associations.

Le coût de la pratique est un autre sujet important. Adhésion, licence, équipement et déplacements peuvent représenter une dépense significative pour certaines familles, surtout lorsque plusieurs enfants pratiquent une activité. Des dispositifs publics cherchent à réduire une partie de cette barrière. La campagne Pass’Sport 2026-2027, par exemple, permet à certaines catégories de jeunes éligibles de bénéficier d’une aide destinée à faciliter l’inscription dans une structure sportive participante.

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« Supprimer complètement le sucre », « ne jamais manger après une certaine heure », « choisir un aliment pour détoxifier l’organisme » : les conseils nutritionnels courts circulent facilement sur les réseaux sociaux parce qu’ils sont simples à comprendre et à mémoriser. Le problème est que l’alimentation humaine se résume rarement à une règle unique. Les recommandations officielles reposent davantage sur l’équilibre général des habitudes que sur l’interdiction absolue d’un produit particulier. Santé publique France souligne notamment l’importance de la variété alimentaire et du niveau global d’activité physique.

Un premier indice doit attirer l’attention : les promesses très rapides. Une alimentation équilibrée vise avant tout à couvrir les besoins de l’organisme et à s’inscrire dans la durée. Lorsqu’un contenu promet un changement spectaculaire en quelques jours grâce à un aliment, une poudre ou une méthode très restrictive, il est utile de vérifier sur quelles données cette affirmation repose. Un témoignage individuel peut être sincère sans constituer une preuve applicable à l’ensemble de la population.

Le vocabulaire scientifique ne garantit pas non plus la qualité d’un conseil. Des termes comme « inflammation », « hormones », « métabolisme » ou « microbiote » peuvent être utilisés correctement, mais aussi servir à donner une apparence médicale à une affirmation très approximative. Pour évaluer un contenu, il faut regarder si l’auteur explique réellement le mécanisme, cite des recommandations ou des études pertinentes et reconnaît les limites des connaissances disponibles.

L’idée qu’un aliment soit toujours « bon » ou toujours « mauvais » constitue une autre simplification fréquente. Les quantités, la fréquence, la préparation et l’ensemble du régime alimentaire comptent. Un dessert consommé occasionnellement dans une alimentation variée ne se compare pas à une consommation quotidienne importante de produits très sucrés. Inversement, un produit présenté comme particulièrement sain ne corrige pas automatiquement une alimentation globalement déséquilibrée.

Les recommandations françaises destinées aux adultes privilégient justement des messages applicables à l’ensemble des habitudes : augmenter certains aliments tels que les fruits et légumes, les légumes secs ou les fruits à coque non salés, choisir plus souvent des produits céréaliers complets et réduire certaines consommations lorsqu’elles sont excessives. Cette approche est moins spectaculaire qu’un régime portant un nom particulier, mais elle permet davantage de flexibilité.

Les réseaux sociaux compliquent l’évaluation des sources parce qu’un contenu nutritionnel peut aussi servir à vendre un produit. La présence d’un complément alimentaire, d’un programme payant, d’une application ou d’un code promotionnel ne signifie pas automatiquement que l’information est fausse. Elle crée cependant un intérêt commercial qu’il faut prendre en compte lorsqu’une personne affirme qu’une solution particulière est indispensable.

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